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Volon « Critique de l’ESR »

Retours sur la journée

Intervention orale du 22 septembre : Retour sur quelques impressions au sujet d’un certain malaise sur plusieurs décalages ressentis entre la présentation de Vincennes de la matinée et sur l’emploi du terme « public ».

Ces deux points peuvent aider à réfléchir plus globalement sur l’Université Volante et prendre du recul sur son élaboration et sur ce qui existe déjà.

Cet extrait pourrait se comprendre comme un renvoi aux contradictions à la mise en place des volons telle qu’elle était conçue ce jour-ci. (cf. Définition lexicale du « volon » par Pascal : jusqu’où avons-nous réussi à nous approprier cette notion qui fait directement écho à l’organisation même de l’Université Volante)

La question « Que faire de Vincennes » renvoie à une série de préoccupations, à commencer sur les tenants et aboutissants de l’expérience de Vincennes (encore aujourd’hui il y a toujours des témoins vivants pour faire partager un récit, ce qui engendre des discussions sur, peut-être, des enjeux du moment et la perception que chacun peut avoir sur la place de certains acteurs/institutions/ tel que le « pouvoir central »)

-une université conçue par des enseignants (un nœud d’initiateurs à l’origine, mais est-ce seulement le fruit d’une impulsion faite par une minorité > quel rapport entretenaient-ils au contexte politique, économique et social d’à alors)

Que tirer de la description du fonctionnement de l’université de Vincennes et celui d’aujourd’hui

-accueil des salariés et des bacheliers avec un soutien institutionnel. Situation exceptionnelle qui, par le soutien du gouvernement d’époque, a légitimé un tas d’individus en marge/ en fracture avec la société (comprendre au sens large).

Que penser d’une entité en marge faite par des marginaux, pour des marginaux ? Cette fameuse marginalité d’époque n’est peut-être plus en adéquation avec celle de 2018 : comment nommer et prendre à bras le corps cette marginalité embryonnaire ? (penser l’ensemble, c’est-à-dire tous les individus constituant l’institution principale qui nous intéresse, l’université, ses appareils idéologiques, économiques, politiques, matériels etc.)
RQ : des interventions qui utilisaient plusieurs fois le terme d’ « utilité » : attention très connoté, n’a pas le même sens porté par tous) quelques mots sur « l’utilitarisme » ? )

-l’exemple des salariés-étudiants qui aurait tiré un « bénéfice » (pour faire écho à la contrepartie de l’ « utilité » et l’ « intérêt » de Vincennes surplombant le propos). Espèce de linéarité déclarée du fait que les étudiants étrangers sortaient avec une « diplomation », en concordance avec leur « disponibilité » et les « débouchés » du moment, ce qui leur fournissait une réponse objective des contraintes du marché du travail du pays d’origine

Peut-on souligner qu’en effet Vincennes se présentait comme la « solution utile » pour le pouvoir étatique car la reconnaissance était utile de toute part ? Que penser de l’équation diplôme/valeur/travail ? Qu’en est-il des aspirations types de l’université volante et comment doivent-elles reflétées, interprétées et comprises à grande échelle et à travers quel type de matérialité ? (sommes-nous au clair aujourd’hui sur l’état du « consensus communautaire volantiste » ? Les disparités sont-elles trop fortes, ou au contraire, sont-elles toujours à construire, à quel moment donner son élan etc.?)

-la précarité était majoritaire en interne si bien du côté étudiant ou personnel : de quel type de précarité parle-t-on des deux contextes qui nous intéressent

Soulève la question de la rétribution (symbolique, économique, sociale) et nécessité d’une visibilité pour certains universitaires, une précarité objectivée sans financements, c’est embêtant. De fait, les précaires ne se mobilisent pas. Sans oublier les inégalités intersectionnelles et rapports de domination dans le champ scientifique

Constat

Absence du personnel administratif ou étudiant, dans une moindre mesure, doctorants, même si présence d’autres profils qu’il est presque impossible de recenser. A généré des blocages et des tensions vis-à-vis de « la rencontre manquée » avec les étudiants. Nous avons à disposition un questionnaire remis à un réseau de connaissance que des universitaires et/ou militants ont administré. Romain a fait suivre les résultats au mois d’août

-RQ sur la diplomation : à son sens le plus strict signifie : « délivrer un diplôme conformément aux arrêtés d’accréditation », « une règlementation précise du code de l’éducation/lois/décrets/arrêtés/circulaires qui encadre la délivrance des licences (par exemple) par l’université

ce que l’on peut en tirer de la diplomation : c’est la mise en place d’un système interdépendant qui officialise et sanctionne une année universitaire. Du point de vue des étudiants : acquisition d’un niveau d’étude (le fétiche du diplôme ou niveau de sortie après avoir fait des études supérieures), mais est-ce caricatural de présenter les choses ainsi ? Pas vraiment, une réalité qui est rythmée par le temps calendaire universitaire, régime de l’examen et la fétichisation des notes et des crédits. De fait, fait écho à la réforme LMD (4 en cours)

-Retour sur l’élan du dépôt des cours (plus de 600H) partout en France et ce que cela signifie dans le devenir objectivé des universités manquantes qui serait un diagnostic plus ou moins partagé par tous. Pourquoi nous ne faisons pas partie de « ce public », car sous-tend la recherche d’un idéal-type, « le public » ou un agrégat d’individus préconçus spécialement depuis la mise en place du dispositif Parcoursup ? A quoi sert la plateforme d’annonces de cours ? Se limite-t-elle à un répertoire d’action pétitionnaire sous une nouvelle forme propre à l’air du temps ? En quoi peut-elle être « bien plus » pour penser intégralement l’université qui nous manque (aussi et surtout dans nos imaginaires) ? A quels types de maux pouvons-nous donc répondre ? Comment juxtaposer les intérêts de chacun sans tomber dans l’élaboration uniforme de ce qui existe déjà, en proposant uniquement du « temps » et des cours/séminaires en plus (se convaincre que ce n’est pas bénévole, militant mais ça en a tout l’air : en quoi c’est différent et comment le mettre en place, au sein d’un « vol ») ?

C’est donc la rencontre entre plusieurs profils/statuts et des aspirations en interactions qui pourraient aller dans le sens de la création d’une université volante, dans sa version la plus totale. Comment éviter de passer à côté, d’une vision beaucoup plus fine et vaste de l’université ou ESR qui ne devrait pas se cantonner uniquement à l’ajustement des heures/disponibilités/salle/logistique mais une réponse à une situation critique inédite : - chronologie des réformes dites « néolibérales » (LRU etc.) - l’archétype de Parcoursup, qui n’est pas seulement l’effet et facteur composant de l’air du temps (bon nombre d’analyse disponibles depuis la mobilisation : faire recension ?)

Exemple de l’expérience de Nanterre début 2018 (des Etats généraux à la consultation participative en ligne ; l’occupation dans les couloirs de l’administration pour les sans-facs et la restitution du bilan Parcoursup conçue dans une réunion publique) (Cet exemple peut ressembler à de « l’ethnocentrisme de fac », peut être mal vu : comment se servir des différentes expériences universitaires durant et hors le temps classique, d’une mobilisation etc. ? A travers un cycle de travail/réflexion ?)

on constate que lors des précédentes mobilisations une certaine récurrence dans les discours (abandon dans les premiers cycles ; absence de débouchés professionnels de certaines filières et leur inadéquation avec le marché du travail ; baisse du niveau)

Liens à partager :

Séminaire(s) partout en France: Politiques des sciences : https://pds.hypotheses.org

critique_de_l_esr.txt · Dernière modification: 2018/11/13 16:43 par 82.238.207.197